Nuray Demirer, Directrice Générale de l’Aéroport TAV d’Esenboða
“TAV est toujours devenu une société sachant créer la différence”
Faisant partie des pionniers fêtant le 10e anniversaire dans le Groupe TAV, et des administrateurs sachant renforcer sa carrière au moyen des expériences acquises dans le cadre des plus grands projets de construction en Turquie.
Nuray Demirer, directrice générale fait partie des premiers constructeurs de l’aérogare des Lignes Externes de l’Aéroport Atatürk d’Istanbul. Elle évoque les murs ornés des toiles de peinture par les élèves des beaux arts en mettant l’accent sur la capacité de TAV a créer de la différence, et elle ajoute ceci: “Notre objectif est de créer de la différence en réalisant des travaux de haute qualité le plus rapidement possible.”
NURAY DEMÝRER TAV Esenboða General Manager
Vous faites partie de l’équipe TAV depuis la construction de l’aéroport Atatürk d’Istanbul. Nous vous félicitons vivement à l’occasion de votre 10e anniversaire dans la maison. Voulez-vous partager avec nous votre historie d’appartenance à TAV ?
NURAY DEMÝRER:
Ayant obtenu mon diplôme à la Faculté d’Architecture dépendant de l’Université Technique d’Istanbul, j’ai travaillé auprès de la société « Tepe Ýnþaat » dans la Construction des habitats de Bilkent à Ankara. Le projet étant achevé, j’ai fait partie de l’équipe en charge de la construction de l’aéroport Atatürk d’Istanbul en déménageant à Istanbul. J’étais chargée de l’étage d’arrivée et j’y ai acquis mes expériences en matière des aéroports. J’étais contente de mon travail à cette époque. Plus tard, nous avons réalisé les travaux de rénovation de l’aérogare des lignes internes de l’aéroport Atatürk Nous avons su atteindre un bon niveau de la qualité dans un court délai dans le cadre de ce projet. L’esprit de TAV est devenu un fait sans disparaître depuis lors.
Par la suite, je me suis engagée comme “construction manager” dans le cadre du projet concernant les installations supplémentaires de l’Aéroport Atatürk que nous avons remis en 2004. Notre objectif n’est pas seulement d’assurer la conformité avec le programme des travaux, mais aussi d’accorder de l’importance nécessaire à l’aspect esthétique. Les élèves de la Faculté des Beaux-Arts ont orné avec les beaux tableaux de peinture en utilisant comme toile 800 mètres de mur entre les perrons et le chantier. Les voyageurs ont oublié la construction en cours, en contemplant les peintures. Bref, notre objectif dès le départ était de créer de la différence en effectuant nos travaux de la meilleure manière.
Comment étés-vous revenue dans la capitale ?
N.D: J’étais devenue membre de TAV. Ils m’ont dit : « Nous t’envoyons pour un projet que mérite notre capitale » et j’ai été nommée directrice de projet pour la construction de l’aéroport d’Esenboða. En 2004, nous sommes arrivés dans une zone qui était en état de champs. Nous avons procédé à l’établissement de la zone. Nous avons eu deux ans de travaux intenses après avoir effectué nos premiers déblais. Nous avons achevé, en 2 ans, un projet qui aurait du être complété en 3 ans. Un an était une durée critique pour nous, car il s’agissait d’un projet selon le modèle « Construire- gérer- transférer ». Pendant une durée de 2 ans, nous avons travaillé, sur le chantier, avec 30 mille personnes au total sans descendre au-dessous du seuil de 3 000 Nous faisions nos réunions sur le chantier pour assurer l’énergie nécessaire. J’informais 3 mille personnes au sujet des travaux, lors d’une réunion tenue au rez-de-chaussée après minuit. Autrement, il ne serait pas possible de finir ces travaux dans le délai indiqué. Nous avons travaillé avec une bonne équipe hautement motivée. Le 13 Octobre 2006, nous avons remis notre aéroport aux instances de gestion en présence de notre premier ministre Tayyip Erdoðan et des représentants de 17 pays. Les projets de mise en application étaient développés par le groupe du Projet architectural TAV et la conception appartenait au Groupe Turc ESSA. Nous avons réalisé un projet obtenant la note complète d’un jury formé de 7 membres lors de la compétition organisée par Les Aéroports d’Etat en 1998 en laissant hors compétition 85 autres projets. L’aéroport d’Esenboða obtient toujours la meilleure note auprès des voyageurs.
L’Aéroport d’Esenboða est devenu une construction que la capitale mérite...
N.D: Je considère cet aéroport comme une sculpture symbolisant la capitale. Mais, c’est une construction monument qui n’écrase pas les gens. Les voyageurs s’y sentent libres et dans un milieu plein de chaleur. L’aéroport d’Esenboða est le seul aéroport de Turquie où les lignes internes et externes se trouvent dans la même aérogare. L’aéroport est organisé de manière à vous permette d’être dans l’avion 10 minutes après avoir stationné votre voiture dans le parking. Les particularités architecturales réduisent les distances à l’intérieur de l’aéroport. Personne ne peut se tromper de ligne. C’est ainsi que l’opération se déroule de manière rapide et efficace.
La qualité des matériaux est évidente. C’est un aéroport très chic….
N.D:
Le parement extérieur est en granite. Le bâtiment apparaître aussi neuf que maintenant dans 40 ans, car ces matériaux ne vieillissent pas. Nous avons utilisé des matériaux solides et de meilleure qualité. Par exemple, les matériaux de première qualité sont utilisés dans les mains-courantes, c’est pourquoi il n’y a pas eu de réparation jusqu’à présent.
Nous nous sommes servi de notre expérience de gestion acquise à l’Aéroport Atatürk d’Istanbul et de l’expérience de l’équipe technique. C’est le plus important point à souligner dans le cadre du succès de TAV, il s’agit de l’importance accordée au facteur humain. Ainsi, l’expérience s’agrandit de plus en plus.
Combien de personnes travaillent actuellement à l’aéroport d’Esenboða à Ankara ?
N.D: Au total 6 300 personnes, y compris les employés de TAV et ceux qui sont employés par toutes les lignes aériennes, les services de sol et ceux qui sont employés dans le secteur public. Nous pouvons dire que 2 mille personnes sont employées dans diverses unités de TAV telles que Gestion, Sécurité, ATU et BTA. Ici, c’est comme une ville qui reste debout pendant 24 heures sur 24. Nous disposons d’une aérogare installée sur une surface de 182 mille m2 . Notre parking a une capacité pour accueillir 4040 véhicules.
L’infrastructure technologique est très solide si l’on comprend bien…
N.D:Absolument. Ceux qui voient l’intérieur et l’extérieur du bâtiment restent admiratifs. A vrai dire, les systèmes technologiques sont très développés. Le système appelé « bagage handling » consiste à prendre des bagages lors de l’opération dite « check in » et à les transporter jusqu’à l’avion. Les bagages passent par un système de sécurité à 3 niveaux ainsi que par les appareils de tomographie. Les bagages douteux sont séparés et éliminés. Vous pouvez voir chaque point par le biais de 453 cameras mobiles. Nous disposons d’un système de sécurité très puissant. En cas de la montée de la température à l’intérieur, la régulation se fait automatiquement. La température moyenne est de 21 °C en été comme en hiver, nous appelons cela « niveau de confort de la climatisation ». Il en va de même pour l’éclairage. L’éclairage se met en marche automatiquement dans les endroits où il n’y a pas de rayon solaire.
Nuray Demirer, Directrice générale de TAV à Ankara qui a assumé les fonctions importantes dans la construction et la gestion de l’aéroport Esenboða d’Ankara est en train de travailler avec son équipe pour transformer Ankara en centre d’activité. En conformité avec la culture de la société TAV, Mme Demirer et son équipe d’Ankara n’hésitent pas à poser la question « pourquoi pas » en place et lieu de la question « Comment ? » en visant haut pour les objectifs à atteindre et le succès.
Comment voyez – vous l’Aéroport d’Esenboða dans le cadre du développement durable et de l’environnement ?
N.D:Le plus grand avantage du design sur le plan du développement durable et de l’utilisation optimale des ressources consiste à assurer que la lumière naturelle arrive par tout. C’est ce qui permet de réaliser une grande économie d’énergie. Il est à noter que Esenboða est le premier aéroport à mettre en œuvre le système de cogénération en Turquie. Ce système transforme le gaz naturel en électricité. Ainsi, Nous avons des bénéfices. En outre, nous avons les systèmes 400 Hz et PCA au niveau de la jonction entre les ponts et les avions afin de réduire le volume du carburant utilisé par les avions. Ces systèmes procurent l’énergie électrique nécessaire pour le système d’aération afin de renouveler de l’air contenu à l’intérieur après la descente des passagers. Autrefois, les moteurs d’avion continuaient à fonctionner pendant une heure au lieu d’être relié au système central, ce qui provoquait la consommation supplémentaire du carburant par l’avion, et l’émission du carbone dans l’atmosphère. En encourageant l’utilisation du système en question, nous avons permis aux lignes aériennes d’Esenboða d’enregistrer des bénéfices importants calculés en millions d’Euro au cours de l’année dernière. Une autre contribution écologique de notre part fut l’implantation de la Foret TAV d’Esenboða. Nous nous sommes rendu sur place, le 13 Octobre 2008, en compagnie du maire, du Préfet et de notre personnel pour implanter des arbres. Nous avons comme objectif d’avoir une forêt de 10 mille arbres.
L’Aéroport d’Esenboða à Ankara est bien construit et bien géré. Mais vous ne dites pars que votre travail finit ici. Nous savons que vous avez une approche pro active...
N.D:Nous faisons notre travail d’une façon parfaite. Mais nous ne nous contentons pas de cela. Nous menons des coopérations avec le Ministère des Transports. Nous disons que l’aéroport doit se développer avec la ville. Nous voulons faire en sorte que Ankara devienne un centre d’activité. Ici, il y a des voyages en vol direct à destination de 38 points différents.
Mais nous voulons avoir 138 points dans une première étape. Car, nous sommes au centre de l’est, de l’ouest, du Nord et du Sud. Actuellement Anadolu Jet organise des vols aériens entre Ankara et 28 points à l’échelle nationale. Le taux de plénitude des lignes en question a atteint 95 %. Par conséquent les lignes internes ont ici leur point d’aboutissement avant d’aller à Istanbul où la répartition se fait en lignes extérieures.
Ici, il est possible que nous n’ayons pas rassemblé les voyageurs à destination de l’Amérique, mais nous pouvons rassembler des voyageurs pour d’autres points de destination. Par exemple, nous pouvons envoyer directement à Bagdad un voyageur qui vient à Ankara afin de passer, par là, à Istanbul. Cela signifie, en même temps, l’économie d’énergie. Le Gouvernement, les Ministères, les établissements publics, les bureaucrates et les technocrates sont à Ankara. La circulation de voyageurs est digne d’attirer l’attention.
On peut s’envoler directement à destination de Bruxelles en partant d’ýci. Selon nos registres de l’année dernière, 1 million de voyageurs sont parties en transite. Le nombre de voyageur était de 5.8 millions ; donc un voyageur sur six n’a pas pris du vol ici, il a bénéficié du confort des Lignes Externes d’Esenboða en transite.
Que faudrait – il faire pour que Ankara devienne un centre d’activité ?
N.D: Ankara pourrait devenir un centre de congrès. Les investissements nécessaires devraient être réalisés à cet effet. En outre, Ankara possède des atouts importants dans le contexte du tourisme des situations thermales avec Haymana et Beypazarý. Sur le plan de la capacité thermale, nous avons la 7e place dans le classement mondial et la première place en Europe. Ce potentiel devrait être utilisé.
D’autre part, nous avons le plus grand nombre de voyageur pour le pèlerinage et la visite des lieux saints en dehors de la période du pèlerinage. L’un de nos objectifs est de transformer l’aéroport d’Esenboða en aérogare unique de la Turquie pour les vols aériens en période de pèlerinage. Tous les pèlerins en provenance de chaque coin de Turquie doivent se rassembler à Ankara pour partir en direct à la Mecque. Les voyageurs en pèlerinages sont en général, des personnes âgées. Ces voyageurs devraient accomplir toutes les démarches sans difficulté et prendre l’avion. L’opération se déroule très rapidement à l’Aéroport d’Esenboða. A cet effet, nous menons des travaux nécessaires de concert avec l’Administration des Affaires Religieuses.
Que dites vous au sujet de l’esprit de TAV ?
N.D: Nous avons une structure très jeune et très dynamique. Le groupe TAV a réussi à créer une synergie résultant des firmes principales que sont les sociétés Tepe et Akfen et il abrite les aspects positifs des deux firmes.
Quels sont les facteurs essentiels d’un grand succès selon vous ?
N.D:Les propositions et la sensibilité de la personne employée sont prises en considération. Il y a une conception de la gestion qui sait exprimer sa reconnaissance. Le message est celui du soutien permanent. Toutes les décisions de la gestion sont prises avec une approche souple et transparente, le message est le suivant en permanence : « Tu est très important pour la famille TAV. Tu nous donne beaucoup de choses par ta présence ici » et nous transmettons ce message à nos employés. Par conséquent, la confiance mutuelle entre les subalternes et les supérieurs est ressentie. Nous ne pensons même pas à l’échec. Les cibles sont hautement placées. Nous visons haut. J’ai proposé de partir en 2023 dans l’Espace lors du Congrès de l’Aviation et un groupe de 30 personnes m’a accueillie avec sourire. C’est une approche qui pourrait être comprise par quelqu’un qui appartient à TAV. Nous avons acquis cette capacité à former des rêves en espace de 10 ans. Pourquoi riez-vous quand il s’agit des travaux dans l’Espace ? De quand parlez-vous ? La Turquie devrait être là – bas. Nous fixons des cibles extrêmes pour y parvenir en courant. La famille TAV a réussi à gérer 10 aéroports en espace de 10 ans pourquoi ne pas avoir le même succès dans d’autres pays du monde ? Nous ne posons même pas la question. « Comment cela peut-il se faire ? ». Nous posons la question : « Pourquoi pas ? »