october - november 2009
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Porte enquête

MEMET ALÝ ALABORA

“J'aime ce sentiment de "non- appartenance" qui existe

sur les lignes extérieures"


Memet Ali Alabora est l'acteur que nous connaissons avec son identité de hyperactif et il met des spectateurs devant la "réalité" avec son rôle dans le film "Reporter" et "Histanbul". Il n'utilise pas de téléphone portable, mais il est un très bon usager de la technologie, il met en valeur et il profite des avantages offerts par l'informatique et les technologies d'Internet. Son identité d'activiste se manifeste, de façon claire, dans le choix de la technologie et il préfère Linux que tout le monde possède gratuitement, et cela en lieu et place des systèmes de gestion qui sont très répandus et très courants. Nous avons parlé avec Alabora au sujet de son enfance, de sa vie d'acteur et de l'atmosphère ensorcelante des lignes intérieures et extérieure avant la sortie du film "Yedi Kocalý Hürmüz" (Hürmüz à 7 maris) qui sera en vision au mois de novembre.

Votre nom n'est pas “Mehmet Ali” mais “Memet Ali”… Quelle est cette histoire?
MEMET ALÝ ALABORA: Mon père est un ancien communiste. C’est la raison pour laquelle il a voulu me donner le nom Memet qui est celui du fils de Nazým Hikmet, Mais, ma mère aurait insisté sur le nom "Ali" en lieu et place de "Memet". Mon grand père aurait été intervenu:
"Vous vous disputez. Son nom est Memet Ali" et c'est ainsi que j'ai eu mon nom. Cette question de nom est très importante pour moi. Mais, par erreur commise par l’officier de l’Administration d’ Etat civil, mon nom est Mehmet sur l'extrait d'identité délivré à la demande de ma mère quand j'avais encore 15 ans. Pour rectifier mon nom en Memet, j'ai fait des recherches, le 25 novembre 1977 en descendant dans les archives de la Direction d'Etat Civil de la Commune de Fatih. Mon premier passeport et mon premier extrait d'identité étant perdus, Il n'y a aucun document officiel portant le nom "Memet", c'est pourquoi C'est Mehmet qui figure sur tous les documents officiels qui existent à l'état actuel. Je compte devenir de nouveau Memet sur le papier en faisant la demande nécessaire dès que j'aurai du temps pour le faire.

Vous avez une famille dans la quelle Il y a de nombreux artistes. Votre père est Mustafa Alabora, votre mère est Betül Arým, votre tante est Derya Alabora. Ils sont tous des artistes bien connus. Pouvez-vous parler un peu de votre famille et de votre enfance ?

MEMET ALÝ ALABORA: Je vais parler de la famille si vous voulez bien. A vrai dire, J'en parlerai pour la première fois. Le coté paternel de mon père est originaire de Salonique, ils ont immigre, en 1910, à Istanbul. Ils ont en un bâtiment à Þiþli, en contrepartie de leurs avoirs abandonnés à Salonique à la suite des accords d'échange conclus en 1923. Par la suite, notre grand-mère le confie à un entrepreneur contractant, ce qui fut le de but de la perte complète, une sorte de drame à la Tchekhov. Le coté maternel de mon père est les familles Çallý et Pýnar. Selahattin Pýnar est l'oncle de mon père. Le père de Selahattin Pýnar est Sadýk Effendi, ancien député de Çal. Le peintre Ýbrahim Çallý est un parent un peu éloigné. Ismet Haným, mon arrière grand-mère paternelle est une ancienne Istanbuliote, originaire d'Altunizade. Le coté paternel de ma mère est originaire de Salonique Le patronyme de ma grand-mère maternelle est "Yeþiltunalý" en référence au Danube. Ils seraient allés à Crête en quittant la région de Rusçuk en Bulgarie avant de venir en Anatolie. Ma mère est native de Çemiþkezek, mais au fond originaire d'Edremit. C'est donc une famille dont une partie est en Anatolie et l'autre partie de l'autre rivage. Mais, mon grand-père, mon père et moi-même sommes originaires d'Istanbul. Ma mère vit à Istanbul depuis son age de 18 ans. J’ai grandi à Þiþli. J'ai passé ma vie entre Þiþli, Mecidiyeköy, Niþantaþý, Gayrettepe et Taksim. Je ne suis pas resté longtemps en dehors d'Istanbul, sauf 5,5 mois de servis militaire effectué à Babaeski. Par conséquent, je ne connais pas ce que peut signifier le fait de vivre dans un endroit autre qu'Istanbul.



Le fait d'être issu d'une famille riche en artistes devrait résulter de la richesse culturelle des origines….

MEMET ALÝ ALABORA: L'acquis culturel de la famille favorise l'art, c'est un fait indéniable. Le fait d'être élevé ne se réalise pas seulement par le biais de l'éducation, des écoles fréquentées et de la discipline inculquée par les parents, mais par le biais du climat culturel qui forme l'atmosphère de votre foyer. Les repas cuits, les musiques écoutées et les rituels sont définitivement déterminants. Tous les repas à l'huile d'olive étaient bien sucrés chez nous, on écoutait la musique classique turque. Mon père adorait la musique classique occidentale.

Votre père fut le témoin des Jours très difficiles de la Turquie. Comment vous souvenez- vous des jours de votre enfance ?

MEMET ALÝ ALABORA: Je dois ma naissance à l'acte de grâce décrété par Ecevit. La période difficile de mon père est celle qui suit le coup d'Etat de 1971. Mon père qui était le compagnon de prison de Murat Belge, a été libéré avec le fameux acte de Grâce d'Ecevit après avoir passé deux ans et demi en prison. Il a été donc libéré en 1974 au lieu de l'année 1980. Je suis né en 1977. En d'autres termes, je ne fais pas partie des enfants qui restent sans père dans les années 1980, du fait d'avoir un père arrêté au cours des années 1980. Mais, je me souviens de la misère des années 1980. Mon père est la victime de la loi No: 1402, autrement dit, il est frappé d'interdiction pour avoir un travail dans le secteur public et il en est exclu de ce chef. Employé au Théâtre Préfectorale d'Etat, il est démissionné pendant l'époque où Vasfi Rýza Zobu était directeur d'art. Etant resté sans emploi, il s'est occupé de la pêche pendant an et demi pour gagner du pain, je m'en souviens bien que de manière très vague. A l'époque, je ne le savais pas très clairement, mais maintenant je comprends que notre enfance a traversé une période obscure.

“LES AEROPORTS ONT L'ASPECT DU "PURGATOIRE"…

“J'aime le voyage et l'état de départ, le moment de s'en aller. Je suis un malade inguérissable, amoureux des aéroports. J’adore être à l'aérogare. Si Nazým Hikmet avait écrit, a présent, "les Paysages Humains de mon pays", il aurait être sûrement dans les aérogares des lignes extérieures et intérieures, pour y passer beaucoup de temps à observer. Et peut-être, il y aurait un nouveau livre intitulé "Paysages Humains du Monde" à l'issu de cette contemplation

Les aéroports ont l'air de "purgatoire" comme le point zéro en quelque sorte. Sur les lignes extérieures, vous ne pouvez pas savoir dans quel pays vous êtes. Cette attitude sans identité qui y règne m'affecte beaucoup. J’aime ce sentiment de "non appartenance" Le monde en entier y est en maquette comme dans le film "Terminal". Vous pouvez voir, dans les aérogares, les peurs qui existent sur la terre, la consommation, l'émigration et le déplacement, le fait d'être suivi et poursuivi, le désir de casser la routine sous toutes formes, la tristesse, le bonheur, bref tout ce qui existe dans notre univers. C’est Comme un baromètre qui reflète le monde tout entier. Le transport aérien étant devenu très de bon marché au cours de ces 10 dernières années, la diversité humaine y a enregistré une hausse affirmée. L'avion n'est plus un moyen de transport de luxe. Les trains coûtent parfois plus cher en Europe".


Comment est-ce que vous vous êtes intéressé au métier d'acteur?

MEMET ALÝ ALABORA: J'étais un enfant très joueur. J’adorais faire des imitations et raconter des histoires. J’organisais le théâtre dans la maison estivale en rassemblant mes petits camarades. A l'école primaire, J'avais déjà l'intention de devenir acteur et j'ai pris une décision définitive en achevant l'école secondaire et en première année du lycée. J’ai participé aux concours d'entrée pour l'université comme tous les jeunes turcs après avoir eu mon diplôme de lycée. Et j'ai eu le droit de m'inscrire au conservatoire d'Etat dépendant de l'Universite d'Istanbul. Ainsi je suis devenu l'élève de Yýldýz Kenter tout comme mon père et ma mère.

Nous nous souvenons de vous quand vous étiez correspondant dans l'équipe A, de Savaþ AY, une espèce de phénomène des années 90. Etiez-vous, à l'époque, un élève au Conservatoire?

MEMET ALÝ ALABORA: J'ai achevé le lycée à mi-session suivant le système basé sur les crédits de cours. Ayant gagné du temps de cette manière, j'ai voulu faire quel que chose pour acquérir de l'expérience. Un jour, Savaþ AY est venu au bar tenu par mon père. "Nous travaillons avec les jeunes comme toi. Veux-tu faire partie de notre groupe ?" a-t-il dit. Et j'ai fait partie de "l'équipe A" pour acquérir de l'expérience pendant six ou Sept mois avant de commencer le Conservatoire. Mais cette expérience a duré deux ans et demi. En première année, j'allais en classe lundi, mardi, mercredi et jeudi et de l'école à l'office; et j'allais en Israël de vendredi à dimanche en quête des nouvelles d'information. J'étais étudiant lors des deux dernières années de l'école.

Il y a très peu de jeunes gens pour tenter une telle chose…

MEMET ALÝ ALABORA: J'étais toujours un enfant très attentif et curieux à l'égard de la vie à l'extérieur. Nous avions une maison d'été à Yalova. Là, je faisais du commerce à mon niveau en achetant et en vendant certains objets. Je me souviens même très bien. J’ai voulu vendre des croissants à sésame quand j'avais 10 ans. Mon père n'a pas permis de le faire. Par exemple, je jouais au basket-ball, j'allais tout seul pour les entraînements quand j'avais 11 ans. Plus tard, j'ai trouvé une place pour prendre des cours de français à Beyoðlu. Personne ne m'avait demandé d'aller apprendre le français.



Vous jouez dans une pièce de théâtre ayant pour titre "Muhabir" (Reporter) à Garajistanbul. Qu'est-ce qu'il y a en commun avec vos anciens jours de correspondant, dans cette pièce de théâtre ?

MEMET ALÝ ALABORA: Tous nos acquis se transforment en quelque chose de nouveau, le moment venu. La pièce de Théâtre "Muhabir" (Reporter) est un travail dans lequel Mustafa et Övül Avkýran ont mis ma propre histoire en scène en partant de la "réalité". J'ai raconté pendant huit mois, tout ce que j'avais vécu, et ils en ont pris des notes. Lex Bohhmeijer était notre dramaturge et Roz Erdem assistante adjointe. Ils ont tracé une ligne avec Lex Bohlmeijer à partir de ce que j'ai relaté. Jan Zoet, directeur d'art de Rotterdamse Schouwburg était avec nous le long de tout ce processus et c'est lui qui nous a présenté Lex Bohlmeijer. Plus tard, j'ai appris, par cœur, la fiction établie et rédigée par Mustafa et Övül Avkýran en compagnie de Lex Bohlmeijer à partir de tout ce que j'avais transmis. Il s'agit d'une tranche de ma vie qui est présentée, mais elle recouvre une période de l'histoire de la Turquie aussi.

Où est-ce que l'on a joué "Muhabir" (Reporter)?

MEMET ALÝ ALABORA: Nous avons présenté la première de la pièce de théâtre en question le 3 février 2009 à Rotterdam. Par la suite, nous l'avons joué à Antverp (Belgique), à Tarin et enfin à Istanbul. Nous avons fait un grand tour englobant 19 villes en Anatolie. En dernier lieu, nous l'avous joué à Vienne, dans le cadre du festival Wiener Festwochen (Festival de Vienne). Vous pouvez suivre toute l'histoire de la pièce de théâtre sur le site: http://muhabir-reporter.blogspot.com/. Là, il y a un journal du reporter. Ceux qui désirent peuvent écrivent leurs observations et remarques éventuelles. 80 % des spectateurs comprenaient l'anglais à Vienne. Par conséquent, j'ai joué les 40 premières minutes en Anglais et le reste en turc. Tout l'ensemble est titré en allemand, que ce soit en anglais ou en turc.

Comment vos chemins se sont croisés avec Garajistanbul?

MEMET ALÝ ALABORA: Le théâtre "5. sokak" (5e rue) de Mustafa et d'Övül est l'une des pierres angulaires des arts de spectacle moderne dans le domaine du théâtre contemporain. Il y avait, dans les années 90, 5 représentants indépendants du théâtre contemporain en Turquie: Bilsak, "Oyun Evi" (Foyer du Jeu) de Mahir Günþiray, "Kumpanya" (Compagnie) de Naz Erayda et de Kerem Kurdoðlu, Théâtre "5. Sokak" et le théâtre "Studio" de Þahika Tekand. Övül et Mustafa se sont mis à chercher une place pour célébrer le 10e anniversaire du théâtre. "5. Sokak" et ils ont loué, en novembre 2005, le Garage afin de créer une coopérative d'art en modifiant le concept. Nous nous sommes rencontrés, pour la première fois, le 13 février 2006 dans un café. Le projet m'a plu énormément et j'y ai pris part. Nous sommes 5 personnes dans le conseil de gestion du Garajistanbul. Et je travaille, en même temps, comme directeur de communication et cette activité occupe une partie importante de mon travail. Là, nous avons plusieurs casquettes. Parfois il arrive qu'il y ait des conflits entre la position du membre de Conseil de gestion et le rôle d'artiste. Il peut y avoir des difficultés matérielles faisant obstacle à la réalisation des projets que je désire mettre en oeuvre. Il devient nécessaire de faire des sacrifices.

Si on fait retour vers votre carrière d'acteur… Nous nous souvenons de votre premier film "Kayýkçý" (Batelier). Ensuite, vous avez été bien apprécié dans les films en série. On vous voit à la television depuis longtemps et votre jeunesse est étonnante….

MEMET ALÝ ALABORA: J'avais 21 ans quand j'ai joué dans le film “Kayýkçý” (Batelier). On avait partage les rôles principaux avec Katerina Moutsatsos et Mustafa Avkýran. Dernièrement, J'avais un rôle secondaire dans le film "Gölge" (Ombre). Et maintenant je joue dans le film "7 kocalý Hürmüz" (Hürmüz à 7 maris) tourné par Ezel Akay. Ýl y a une bonne équipe qui est nombreuse et amusante à la fois. Il entrera en vision à la date du 20 Novembre. Quant aux films en série, j'ai joué dans 5 séries au total. "Kara Melek" (Ange Noir), "Yýlan Hikayesi" (Histoire du Serpent), "Karýnca Yuvasý" (Nid aux fourmis) et "Hayalet" (Fantome) "Caným Kocacýðým" (Mon cher mari). Il est vraiment très important de créer du temps dans les films en série. Je peux mettre en valeur les offres et les propositions dans la mesure où j'ai du temps. Quant à cette question de "Jeunesse", je peux dire que c(est l'effet de l'équipe A. Je me suis produit en scène en 1995 avec l'équipe A. J'avais encore 17 ans. Donc, C'est depuis 14 ans que l'on me voit à la télévision. Naturellement on se pose la question "a-t-il encore 32 ans?".

‘La reprise de "Muhabir’ (Reporter) et d'Histanbul, c'est pour quand?

MEMET ALÝ ALABORA: Nous recommençons en octobre 2009. "Histanbul" est écrit par Kemal Gökhan Göksel et mis en scène par Mustafa et Övül Avkýran. Rosa et moi avons joué pendant toute l'année, nous le ferons cette année aussi. Nous désirons jouer sur les sept "nouvelles" collines d'Istanbul qui fait l'objet de la pièce de theatre en question.

“Je préfère et j'aime me rendre tôt à l'aérogare et me promener après avoir achevé les formalités nécessaires si je pars à l'étranger. Bien entendu, je ne néglige guère d'utiliser les technologies d'Internet pour conclure, le plus vite possible, les formalités. J’adore passer le temps dans la salle de la Banque "Ýþ Bankasý" pour passer du temps à l'Aéroport Atatürk d'Istanbul. Je fait a attention pour avoir du temps afin de visiter les magasins avant de m'orienter vers les portes. Les cigares et les spiritueux sont les produits que j'achète le plus. Je n'achete pas de parfum, car je ne les utilise pas".


Quelles sont les 7 nouvelles collines?

MEMET ALÝ ALABORA: Tepegel, Tepegir, Sultantepe, Entepe, Teneketepe, Konstantepe, Titrektepe… Tepegel Taksim; Tepegir, Cihangir; Sultantepe, Sultanbeyli; Entepe Maslak; Teneketepe comprennent plusieurs quartiers de bidonvilles. Les quartiers de bidonville situés derrière Maltepe sont aussi possibles pour penser à la représentation. Konstantepe, Sarayburnu, Titrektepe, Beylikdüzü et Avcýlar… il n'y a pas un seul Istanbul. Et nous avons essayé de décrire l'actuelle ville d'Istanbul dans "Histanbul". Nous avons essayé de faire quelque chose au sujet d'Istanbul avec ses ennuis, ses chansous et ses voix qui existent actuellement sans être orienté vers Istanbul faisant l'objet d'une approche nostalgique.

Quel est votre domaine principal d'activité?

MEMET ALÝ ALABORA: Je suis acteur. C’est mon métier principal. Les lieux peuvent changer pour l'exercer. Internet peut être un conduit, il en va de même pour la scène. Le fait de travailler avec Mustafa et Övül Avkýran est une sorte d'école pour moi et de mon point de vue. L'expérience que j'ai vécue et que j'ai acquise lors des préparatifs du "Muhabir" (Report) est un facteur très important qui me donne encore plus d'envie pour le métier d'acteur.

Vous avez toujours voulu être acteur, mais que feriez- vous si ce n'était pas possible?

MEMET ALÝ ALABORA: Je serais musicien. J’ai écrit, durant cinq ans, dans la revue de musique classique. Nous avons fait, en 2001, avec Emir Gamsýzoðlu un programme intitulé "Ceux qui n'écrivent pas dans les notes" à la radio. L'an dernier, nous avons préparé un show de musique classique intitulé "Ceux qui n'écrivent pas les notes pour enfants". Nous comptons faire encore 3 programmes pour la saison prochaine. Je suis content d'être en mesure de produire en musique classique.

Avez-vous d'autres pôles d'intérêts?

MEMET ALÝ ALABORA: Faire la cuisine occupe une place importante dans ma vie La photographie est un autre domaine qui m'intéresse et m'attire. J’ai une chambre en blanc- noir à la maison. J’y entre tous les deux ou trois mois, je m'occupe de l'ordinateur aussi. Je passe longtemps devant l'ordinateur pour les designs de graphique de taille modeste, les sites d'Internet, les petits montages et le traitement des photos.