october - november 2009
Porte enquête
Publication : 14
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Porte enquête

Cahit Berkay, musicien célèbre et l'un des fondateurs du groupe « Moðollar » (Les Mongols) et Kanat Atkaya, chroniqueur pour le journal « Hürriyet », ont partagé leurs expériences avec les lecteurs de Newsport dans divers aéroports.

CAHÝT
BERKAY

KANAT
ATKAYA


Vers quel pays étranger et dans quel but avez-vous prit l’avion la dernière fois ?

CAHÝT BERKAY: Il y a 10 mois nous nous sommes rendus à Berlin avec le groupe pour donner un concert. Et peu de temps avant j’ai pris l'avion pour Nice en tant que membre de la Société MESAM (Societe des proprietaires d’œuvres musicales de la Turquie) conseil d'administration.
KANAT ATKAYA: En octobre 2009 je me suis rendu à Zagreb pour le concert de U2.

Pouvez-vous décrire l'esprit des terminaux internationaux, où les passagers de tous les coins du monde passent du temps ensemble ? Quel est d’après vous le point commun des terminaux internationaux et de ceux qui y passent ?

CAHÝT BERKAY: Pour commencer, il est évident le monde entier est là. Différents vêtements, differents individus mais le sentiment que vous partagez le monde. Il n'y a pas de discrimination raciale ou sexuelle. Vous vous asseyez et voyez un pakistanais ou un américain à côté de vous. Vous sentez vraiment faire partie du monde. Je pense que les terminaux internationaux sont très intéressants. Mais après le 11 septembre, lors d’un de mes voyages, j'ai dû attendre pendant 10 heures à l'aéroport de Vienne. Premièrement, ils nous ont dit que nous devions attendre pendant six heures, puis ils ont ajouté quatre heures de plus. Je peux dire que ce sont dix pires heures de ma vie. Nous avons passé le temps à boire du café et à somnoler.
KANAT ATKAYA: Le terminal de l'aéroport international d'Atatürk est un terminal très agréable. J’y arrive tôt, y exécute les procédures à temps et ne ressens jamais de problème pour passer mon temps là-bas. Si vous avez le temps, vous pouvez même avoir une petite discussion avec des gens assis au bar. En général, le terminal international a une atmosphère de vacances. Cela est toujours vrai même quand les gens y passent en voyage d’affaires. Je ne pense pas que les terminaux internationaux soient ennuyeux, même si j’y suis de longues heures.

Qu'aimez-vous faire après votre passage au contrôle des passeports et avant de vous diriger vers la porte d’embarquement ?

CAHÝT BERKAY: Presque tous mes vols sont tôt le matin. J'ai ma propre routine: Juste après le passage de contrôle des passeports, je m’achète un su böreði (une pâtisserie) avec un café et je lis mon journal. Bien sûr, je me promène aussi dans les boutiques hors taxes.
KANAT ATKAYA: Si c’est un aéroport qui m’est familier, j'ai certaines habitudes. Par exemple, à l'aéroport Atatürk je visite Beerport. En fait, c’est maintenant un aéroport qui a subit des modifications et qui est bien plus agréable qu’auparavant. Je ne me promène pas beaucoup dans les boutiques, mais je flâne vers la papeterie. Et s'il s'agit d'un aéroport que je ne connais pas, j'essaie de l'explorer, de trouver un endroit approprié, comme un bar-café et d’y lire mes journaux ou magazines.

L’une des caractéristiques les plus attachantes d’un voyage à l'étranger est le shopping dans les magasins hors taxes. Que préférez-vous y acheter et qu’avez-vous achetez la dernière fois ?

CAHÝT BERKAY: J'aime marcher autour de la papeterie ou les boutiques de souvenirs. Sur le chemin du retour, je me suis acheté des boissons et des cigarettes. Au départ j’achète du raki ou des lokum pour mes amis en fonction de leurs goûts. La dernière fois je me suis acheté du whisky.
KANAT ATKAYA: Dans les boutiques hors taxes, j’achète des substances « nocives », comme des boissons alcoolisées du vin, du whisky, des cigares. La dernière fois j'ai acheté du whisky (Macallan).

Si votre vol est retardé et que vous devez passer la nuit dans un terminal, quel aéroport en Turquie préféreriez-vous ? Et quel aéroport dans le monde ?

CAHÝT BERKAY: Je choisirais sans hésiter l'aéroport Atatürk. En raison de mon âge, je sais aussi à quoi ressemblait l’ancien aérogare. Le terminal actuel est beaucoup plus intéressant. En fait, j'ai toujours aimé voyager en avion. Il y a des années nous allions voyager à Bruxelles avec Cem Karaca pour l'anniversaire de Barýþ Manço. Une tempête de neige a commencé sur notre route vers l'aéroport, les vols ont été retardés et Cem et moi avons commencé notre attente dans un bar américain. Nous avons dû attendre pendant six heures dans le terminal et deux heures dans l'avion. Avec Cem, c'était une façon intéressante de passer le temps. Il était très bavard et je n'avais même pas remarqué que le temps avait passé. Je voyage toujours avec notre groupe de musiciens et de ce fait les retards ne sont pas un gros problème. Je ne peux penser à un aéroport dans le monde où je préfère attendre, parce que dans beaucoup d'entre eux les passages sont divisés. Ils donnent le sentiment de dire : «Passez le plus vite possible et partez ».
KANAT ATKAYA: En Turquie, je préférerais l'aéroport Atatürk. Pour l’étranger, par exemple, je peux choisir l'aéroport d'Heathrow. De plus j'aime les aéroports où l’on peut fumer, même si leur nombre diminue. J'aime aussi les aéroports d'Amsterdam et de Francfort.

Si on vous demandait de choisir une destination en vous disant : «Demain, vous aurez votre visa et vous pourrez voler avec une compagnie aérienne de votre choix, où préféreriez-vous voyager et avec quelles compagnies aériennes ?

CAHÝT BERKAY: Je choisirais THY. Je voudrais aller à Dubaï suivi par Hong Kong, Singapour ou Sydney.
KANAT ATKAYA: Je voudrais me rendre à Londres avec la THY.